Cabinets, lobbies, ONG etc.
Qui s’oppose au rachat de Twitter par Elon Musk ? Partie 2 — Les figures de proue
Qui s’oppose au rachat de Twitter par Elon Musk ? Partie 2 — Les figures de proue

Qui s’oppose au rachat de Twitter par Elon Musk ? Partie 2 — Les figures de proue

Le 5 mai dernier nous cartographions dans cet article les 26 ONG signataires de la lettre parue la veille s’opposant au rachat de Twitter par Elon Musk. Dans ce deuxième volet nous nous arrêtons sur les trois en-tête de cette coalition, organes proxy du camp Démocrate.

Media Matters for America

ONG centrale de la coalition anti-Musk, Media Matters for America (MMA) se présente comme un « centre de recherche et d’information progressiste en ligne ». Son objectif affiché serait de surveiller, analyser et corriger la désinformation des médias conservateurs américains. Son fondateur et président, David Brock, a été qualifié en 2015 par Time Magazine d’ « un des agents les plus influents du Parti Démocrate ». Il avait par ailleurs fondé Correct the Record, un (super) comité d’action politique, pour soutenir la campagne d’Hillary Clinton. Correct the Record avait alors profité d’un vide juridique pour accepter des contributions illimitées, et se chargeait par ailleurs de lutter contre les narratifs négatifs à l’encontre d’Hillary Clinton.

Media Matters for America ne révèle pas ses bailleurs de fonds, y compris dans son formulaire fiscal IRS 990. Plusieurs sites américains fournissent toutefois des informations, comme Ballotpedia. George Soros a ainsi donné 1 million de dollars à l’organisation. D’autres groupes ont également apporté des fonds, comme la Tides Foundation, MoveOn et le Center for American Progress de John Podesta, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien conseiller de Barack Obama. MMA a également reçu des fonds de la Democracy Alliance, composée de milliardaires pro Démocrates et cofondée par le récemment décédé Rob Stein, ancien membre du cabinet Clinton.

Accountable Tech

Cette organisation s’affiche comme soucieuse d’une régulation des contenus en ligne pour se prémunir de l’extrémisme et des « biais qui ne tiennent pas compte de la vérité » : « La Démocratie exige une base commune de faits. » En langage plus cru, il s’agit, sous couvert de responsabilité des entreprises et de démocratie, de censurer les propos dissonants qui s’éloignent du « grand narratif », pour reprendre l’expression de Klaus Schwab et de Thierry Malleret. Ses campagnes, au prétexte de lutter contre les Big Tech, montrent également la volonté d’Accountable Tech de censurer l’accès à une parole alternative, comme lors de son action pour faire cesser les recommandations de groupes sur Facebook.

Si cet organisme ne publie pas ses bailleurs de fonds ni de rapports annuels, les profils de ses principaux représentants éclairent sur son orientation. Nommons-en trois :

  1. Nicole Gill, cofondatrice et directrice exécutive, dont le profil LinkedIn affiche une bannière anti-Trump de la coalition de la Women’s March, impulsée par le camp Démocrate via les réseaux Clinton et Soros.
  2. Jesse Lehrich, cofondateur et conseiller principal, mais aussi ancien porte-parole pour la politique étrangère dans le cadre de la campagne présidentielle d’Hillary Clinton en 2016.
  3. Zach Praiss, qui a travaillé pour plusieurs organisations parmi lesquelles Health Care Voter (ses partenaires appartiennent à l’écosystème Démocrate, progressiste et anti-Trump, comme le Center for American Progress de John Podesta, cf. bas de page), Forward Majority (camp Démocrate, cofondé par David Cohen, ancien employé de campagne d’Obama), Women’s March, et la campagne présidentielle d’Hillary Clinton de 2016.
UltraViolet

ONG féministe pro-avortement et LGBTQ, UltraViolet se revendique contre le sexisme, pour l’inclusion et en faveur d’un changement politique et culturel. Elle s’inscrit dans le sillage de Black Lives Matter. Se réclamant d’un million de membres, UltraViolet réclame la fin des « narratifs sexistes » dans tous les domaines. Elle revendique de nombreuses victoires : interdiction des « discours de haine » sur Reddit, soutien aux femmes pendant l’épidémie de COVID19, défense des femmes Natives victimes de violence, pressions qui ont entraîné le renvoi ou la rupture de contrat de diverses personnalités, défense de l’Affordable Care Act, etc.

À nouveau, une revue de quelques profils du directoire de l’ONG met en lumière son écosystème, par exemple :

  1. Shaunna Thomas, cofondatrice et directrice exécutive, ancienne directrice générale de Progressive Congress (Démocrate) et ancienne de la People for an American Way Foundation (idem)
  2. Nita Chaudhary, cofondatrice, ancienne directrice chez MoveOn (anti-Trump et financée par l’Open Society de George, dont 500 000 $ pour la seule année 2020)
  3. Karen Finney, porte-parole senior pour la campagne présidentielle d’Hillary Clinton, et l’une des figures des campagnes présidentielles Démocrates. UltraViolet est notamment financée par l’Open Society, qui lui a accordé 450 000 $ en 2020, au travers de deux subventions.

 128 total views,  1 views today

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial