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#PopulationMatters — Première partie : les objectifs
#PopulationMatters — Première partie : les objectifs

#PopulationMatters — Première partie : les objectifs

Notre article sur Jane Goodall a rapidement abordé Population Matters, ONG explicitement néomalthusienne et membre de l’UICN 1 concentrant le gratin des partisans de la réduction démographique. Nous verrons dans cette partie ses buts officiels et sous-jacents.

L’objectif affiché du trust est assez explicite. Se présentant comme la premier trust caritatif de Grande-Bretagne sur la démographie, il explique faire campagne pour changer la manière dont les gens envisagent cette question. Sous son ancien nom, Optimum Population Trust (OPT) 2, le trust soulignait en toute hypocrisie son objectif de fournir et diffuser des informations pour chaque pays et la qualité de vie de ses habitants. Ceci, « afin d’aider à faire des choix informés quant aux politiques qui pourraient les affecter eux et leurs descendants ». En d’autres termes, il s’agit de dissuader les familles de faire des enfants en les culpabilisant à travers d’informations orientées 3.

Le rapport Government Population Panel (1973)

Cette recherche dans l’ancienne mouture de Population Matters est par ailleurs riche sur d’autres points. L’Optimum Population Trust affichait en effet plusieurs objectifs secondaires de façon explicite. Le premier demandait à encourager les gouvernements britanniques à agir à partir « des fortes recommandations du rapport Government Population Panel de 1973, afin d’intégrer pleinement la politique démographique dans toutes les prises de décisions ». Or sous son nom ultérieur Population Matters, cette référence explicite à ce rapport a disparu. Un seul lien demeure, qui renvoie au journal d’avril 2002 de l’Optimum Population Trust 4.

Le problème démographique doit être reconnu par le gouvernement comme l’élément principal de la planification sur le long-terme.

John D. Rockefeller, cité sur Population Matters.

Pour des questions de format, nous ne synthétiserons pas ici le contenu de ce rapport, que le lecteur peut retrouver sur le site Wellcome Collection. Nous nous arrêterons toutefois sur le chapitre 5, le plus pertinent pour notre propos, intitulé « Démographie et politique » 5.

Le découpage thématique du chapitre 5 parle de lui-même

En résumé, ce chapitre préconise un néo-malthusianisme radical. Nous y apprenons que la politique démographique doit devenir une préoccupation majeure du gouvernement britannique. Les politiques à mettre en œuvre doivent influencer les choix des familles quant à leur nombre d’enfants souhaités. Honnête, le rapport reconnaît qu’un « optimum » démographique est subjectif et ne peut être précisément estimé, la question de l’optimal se posant principalement en termes économiques. Mais il souligne qu’il convient néanmoins d’aborder la question. Concomitamment à l’écologie politique impulsée par la famille Rockefeller au travers du Club de Rome et de Maurice Strong, mentor de Klaus Schwab, le rapport écrivait en son §388 (p.105) que « toutes nos analyses suggèrent que la difficulté des problèmes économiques, sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés en tant que nation sont susceptibles de s’accroître avec l’accélération de la croissance démographique. Presque tous les avantages semblent résider dans une croissance démographique lente plutôt que rapide ». La population vieillissante est présentée comme un non-problème, et la présence de la jeunesse n’est pas vue comme un avantage, « bénéfice temporaire » dans une « société adaptable ».

La suite du propos souligne le mépris oligarchique pour le peuple, considéré comme du bétail stupide. Le rapport note ainsi que « les gens sont susceptibles d’avoir des familles plus grandes que ce qui semble souhaitable d’un point de vue démographique global » pour plusieurs raisons (nous synthétisons) : un manque d’accès ou d’information aux méthodes contraceptives, la non-prise en compte de l’impact sur leurs enfants et eux-mêmes de leurs décisions d’une famille nombreuse, la non-prise en compte de leur choix d’une famille nombreuse sur l’ensemble de la démographie mondiale, la structure générale de la sécurité sociale / des services sociaux / des allocations familiales.

Le rapport préconise par conséquent d’encourager les politiques de planning familial (i. e. l’avortement) pour réduire le taux des naissances (p.107) :

  1. «  informer le public sur la problématique démographique, créer un climat d’opinion dans lequel les gens prendront leurs propres décisions quant à la taille de leur famille à la lumière d’une meilleure information sur la situation globale » (395 – b),
  2. « chercher à persuader positivement les gens des avantages d’une famille petite plutôt que grande » (395 – c) 6,
  3. « modifier l’équilibre des bénéfices sociaux et d’aide sociale, en espèces et en nature, ainsi qu’en avantages fiscaux, de manière à créer des obstacles / dissuasions quant à faire plus d’enfants » (395 – d).

Nous nous arrêterons ici pour ce rapport, qui nous a rapidement permis d’illustrer la philosophie qui motive réellement Population Matters dès son origine. Le reste du chapitre disserte en détail sur les quelques points résumés ci-dessus, en abordant notamment la fertilité et la stérilisation. Si cette dernière n’était alors pas spécifiquement encouragée, les auteurs considérant que les questions de démographie globale ne le justifiaient pas, nous pouvions toutefois lire ceci, au §437 :  

Lorsque la stérilisation deviendra disponible elle créera sa propre « demande ». Très souvent, la suppression des risques de grossesse accroissent le bonheur marital, mais il peut y avoir des cas où cela entraîne un risque pour la stabilité du mariage. Ces risques peuvent être réduits lorsqu’une décision sur la stérilisation est prise après des conseils et un examen prudent.

Report of the population panel (1973) — Page 117

Dans la deuxième partie, nous nous arrêterons sur le profil particulier de ces dirigeants.

1 – Anciennement Union mondiale pour la nature, elle est également connue sous le nom anglais World Conservation Union, jadis International Union for Conservation of Nature and Natural Resources.

2 – Accessible uniquement avec la Wayback Machine.

3 – Population Matters précise s’opposer à la coercition et que pour elle, « le droit d’avoir un enfant ou de ne pas en avoir est un droit humain ». Mais lorsque Elon Musk appela à faire davantage d’enfants, l’ONG publia un article pour « expliquer pourquoi cette déclaration est absurde et dangereuse ».

4 – L’OPT citait alors, en plus, le rapport de la Royal Commission on Population de 1949, qui portait sur les tendances démographiques britanniques d’après-guerre.

5 – Précisons que ce site émane du Wellcome Trust, une puissante fondation enregistrée comme think tank sur le registre de transparence européen et qui annonce agir sur trois sujets : santé mentale, maladies infectieuses et climat. Wellcome s’est notamment entretenu à plusieurs reprises avec des membres du cabinet d’Ursula von der Leyen (et d’autres) sur le COVID19. Sourcewatch rapporte que cette fondation, l’une des plus grandes au monde, disposait d’un total de 22,5 milliards de dollars d’actifs au 30 septembre 2012. Aujourd’hui, ce montant est passé à 38,2 milliards de livres sterling, soit près de 46,7 milliards de dollars. Rappelons ici qu’au moment de rédiger notre rapport sur l’influence des ONG sur le processus législatif européen, la Fondation Bill & Melinda Gates disposait d’un budget de 32 milliards de dollars. En outre, Wellcome est un organisme intégralement davocrate. Il est en effet l’un des cofondateurs, en 2017 à Davos, de la CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations) présidée par Richard Hatchett, un ancien intime de la Maison Blanche. La CEPI est l’un des organismes qui copilote le dispositif COVAX, destiné à fournir principalement le « vaccin » COVID19 aux pays à revenu intermédiaire et faible.

6 – L’une des sections du site actuel de Population Matters s’intitule « Faire le choix d’une petite famille ».

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