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#WWF — Troisième partie : #Davos
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Après les figures historiques du WWF et son influence bruxelloise, nous nous arrêterons dans ce dernier volet sur quelques uns de ses nombreux cadres en lien avec le WEF, comme si les deux entités poursuivaient le même but.

Avant d’aborder les profils qui contribuent à Davos, quelques profils, passés comme actuels, sont à présenter. Juste pour savoir de quoi l’on parle.

Les profils du WWF liés à Davos

La fiche du WWF International sur le site du Forum de Davos rapporte que quatre de ses profils y contribuent :

  • Marco Lambertini, directeur général de WWF International depuis avril 2014. Lambertini fut directeur général de BirdLife International de 2009 à 2014, dont la branche française est connue sous le nom des Ligue de Protection des Oiseaux (LPO). En Allemagne, cette ONG fait partie du quartet des plus grandes ONG environnementalistes, avec les branches nationales du WWF, de Greenpeace et de Friends of the Earth. Auparavant, il occupa de 1997 à 2009 le poste de directeur monde pour le réseau et les programmes de l’ONG. Mais son implication dans BirdLife est encore plus ancienne, puisque de 1980 à 1997, il fut tour à tour militant, directeur pour la conservation et directeur générale de sa branche italienne, à Parme. En parallèle, de 1983 à 1997, Lambertini a travaillé comme journaliste scientifique freelance. Pour autant, le WWF ne lui est pas inconnu, puisque c’est pour cette organisation qu’il exerça en premier son activité de militant, comme coordinateur d’activités bénévole, de janvier 1971 à janvier 1976. En 2020, nous avons pu le voir aux côtés du président de WWF International, Pavan Sukhdev, pour le lancement européen annuel du Jour du Dépassement, coorganisé par le Club de Rome et le Global Footprint Network.
  • Cristianne Close, responsable des pratiques sur les marchés mondiaux. Close travaille pour le WWF depuis mai 2017. Auparavant, elle fonda en mai 2014 la Fundacion Choco Emprende, que l’on peut globalement qualifier d’eco-business. En parallèle, elle travailla pour la branche brésilienne de McDonald’s, en tant que responsable des pratiques « durables » de l’entreprise. Mais le plus intéressant réside dans son activité antérieure : de juillet 2010 à mai 2014, Close a dirigé l’agenda pour la sécurité alimentaire au sein de la branche latino-américaine de l’entreprise d’agro-business Syngenta, après avoir été responsable, en Suisse, des partenariats business depuis son entrée dans l’entreprise en septembre 2008. Cette entreprise est issue de la fusion des branches agrochimiques des entreprises pharmaceutiques Novartis et AstraZeneca. Comme le rappelle Sourcewatch, plus alerte que Wikipédia, Syngenta pratique des tests sur des animaux via Huntingdon Life Sciences (HLS). Cette entreprise, dont Sourcewatch rapporte les nombreux cas de violation du bien-être animal, pratique ces tests dans les domaines agrochimiques, pétrochimiques, de produits ménagers, etc. Syngenta est par ailleurs active contre la proposition d’interdiction des pesticides par l’Union européenne. Pour l’anecdote, nous pourrons ajouter que le premier poste professionnel que Close indique sur son profil LinkedIn est celui d’analyste business chez McKinsey, où elle est restée seulement un an, de janvier 1999 à janvier 2000.
  • Ghislaine Llewellyn, responsable adjointe pour les océans. Sa carrière entière, depuis septembre 1999, s’est effectuée au sein du WWF. Sa fiche sur le Forum de Davos précise qu’elle a coécrit le livre bleu « Coastal Development : Resilience, Restoration and Infrastructure Requirements » pour le groupe de haut niveau sur l’économie océanique durable, i. e. l’initiative Ocean Panel, qui se compose de membres publics (tel le Young Global Leader Justin Trudeau) et privés, ainsi que d’experts et d’un réseau consultatif composé notamment d’ONG, dont le WWF. Nous y trouvons d’autres acteurs majeurs du lobby bleu, dont certains présents dans d’autres de nos travaux (UICN, Conservation International, Pew, The Nature Conservancy, etc.).
  • Hina West, directrice du projet Nature Pays du WWF depuis août 2019, qui prétend vouloir « aider les communautés à gagner leur vie de manière durable » avec un accent mis sur la conservation. Depuis 2020, elle est membre de la COVID Response Alliance for Social Entrepreneurs du Forum de Davos. Outre la branche britannique du WWF, West a auparavant travaillé – à l’instar de Manon Aubry – pour l’ONG OXFAM, financée entre autres par la Bill & Melinda Gates Foundation ainsi que par l’Open Society de George Soros. Entre 2008 et 2010, West fut par ailleurs conseillère médias et politique auprès de députés du Parti Vert néo-zélandais.

Pour autant, cette présentation du site de Davos est incomplète. Des recherches complémentaires montrent que d’autres personnalités, sans être indiquées comme contributrices, sont notées comme directement affiliées au WEF :

  • Jim (James) Sano, vice-président au Voyage, au Tourisme et à la Conservation au WWF International. Il membre émérite du directoire du Trust for Public Land, qui travaille avec les gouvernements locaux pour fournir une expertise sur la création, le financement et la gestion de programmes de conservation territoriaux. Il a également présidé Geographic Expeditions, une entreprise de tourisme qui promeut les voyages éducatifs et les services de consulting sur le tourisme durable. Ceci, en parallèle de quelques autres jetons.
  • David Miller, ancien président et PDG du WWF Canada. Il est en outre le directeur général nord-américain du C40 Climate Leadership Group. Il s’agit d’un réseau de maires de « 100 villes de renommée mondiale » qui cherchent à implémenter des moyens pour répondre à la « crise climatique ». C40 est financé, outre des gouvernements (britannique, allemand…) par des acteurs dont certains nous sont bien connus : Open Society de George Soros, Oak Foundation, ClimateWorks Foundation, mais aussi Google ou l’European Climate Foundation.
  • Oscar Soria, directeur de campagne chez la sorosienne Avaaz et ancien directeur aux relations extérieures et médias pour le WWF (après avoir travaillé pour Greenpeace International). Il fut par ailleurs consultant pour Amnesty International et OXFAM, ONG financée entre autres par Bill Gates et George Soros.
  • Ravinder Pal Singh, secrétaire général et PDG de la branche indienne du WWF. Ancien de la Chartered Bank (britannique) et de la Deutsche Bank (de 1985 à 2003), il s’est intéressé à l’environnementalisme dès 1976. Ceci, au travers du WWF, mais également de la Bombay Natural History Society (BNHS), la plus grande organisation de recherche environnementale indienne.

Liste non exhaustive.

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